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COP 21 : le transport ferroviaire, un atout majeur pour le climat

Partenaire du sommet mondial sur le climat, SNCF s’implique concrètement dans la lutte contre le dérèglement climatique. Pour renforcer et encourager l’usage du train, SNCF Réseau développe et modernise le réseau ferré, facilite le trafic et améliore la qualité de ses circulations. L’impact environnemental de ses chantiers est mesuré par des bilans carbone, et l’entreprise vise l’optimisation des ressources naturelles et la valorisation des matières dans le cadre d’une démarche d’économie circulaire.

Du 30 novembre au 11 décembre 2015, Paris accueille la COP21 (21e Conférence des Parties de l’ONU sur le changement climatique). L’objectif de ce sommet est de conclure à un accord mondial des 195 pays sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), afin de contenir à 2 °C la hausse de la température terrestre d’ici à la fin du XXIe siècle. SNCF est partenaire officiel de cet événement, puisque c’est sur la Ligne du RER B que transiteront une grande partie de participants entre les lieux stratégiques de la COP21. Avant et pendant la COP21, SNCF participe aux débats et expose ses solutions pour le climat.

Lutte pour le climat : SNCF du côté des solutions

Le transport ferroviaire est un atout dans la lutte pour la réduction des gaz à effet de serre car il émet moins de 1 % du CO2 tout en transportant 10 % des voyageurs et marchandises en France.

Afin que ses clients privilégient le train à la route (report modal), SNCF Réseau agit selon deux axes principaux :

  • rendre le rail plus attractif en améliorant toujours plus la qualité des sillons (créneaux de circulation sur un trajet et un horaire donnés), pour les adapter à tous les besoins ;
  • augmenter la capacité du système ferroviaire (ex. : accueil de trains de fret plus longs).

Par ailleurs, SNCF Réseau déploie un grand programme de rénovation du réseau ferroviaire garantissant la sécurité des voyageurs et des marchandises, la sécurité des circulations et celle de tous les Français qui franchissent les voies par les passages à niveau ou les traversées piétons en gare.

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Chiffres clés
 

En moyenne, en France, le fret ferroviaire :

  • consomme 2 fois moins d’énergie/km que le transport routier (3 fois moins avec des trains à traction électrique) ;
  • émet 6 fois moins de CO2/km que son concurrent routier (près de 20 fois moins avec des trains à traction électrique).

Quant aux trains de voyageurs, ils ont permis d’éviter l’émission environ 10 Mt de CO2 en 2014.

Globalement, un train évite des émissions de GES 10 fois supérieures à ses propres émissions.

L’écoconception du côté des infrastructures

Chargé de gérer et développer le réseau ferré, SNCF Réseau investit dans des infrastructures à durée de vie longue. Les impacts environnementaux des projets de construction ou de maintenance sont pris en compte. Cela passe notamment par l’élaboration de bilans carbone des chantiers et travaux de renouvellement ou de modernisation.

SNCF Réseau est aussi impliqué dans l’économie circulaire (politique visant à employer plus efficacement les ressources, avec un impact environnemental moindre). Cette démarche se base sur les « 5 R » :

  • réduire les quantités de matières premières et d’énergie employées ;
  • réutiliser les matériaux sur le réseau (ex. : réemploi de 7 % des rails après contrôle qualité ou de 30 à 50 % du ballast directement en voie) ;
  • réparer des équipements ferroviaire (ex. : appareils de signalisation) pour prolonger leur durée de vie ;
  • recycler (ex. : traverses en bois incinérées dans un système de cogénération, extraction du cuivre des câbles usagés) ;
  • repenser les matériaux du futur, pour d’autres utilisations industrielles par exemple.

L’économie circulaire de SNCF Réseau

En misant sur ces principes, SNCF Réseau soutient aussi l’emploi dans les filières de collecte, tri, recyclage, etc.

SNCF Réseau sur les rails de l’économie circulaire

Augmenter la résilience de l’infrastructure aux conséquences du changement climatique
 

Avec des événements climatiques de plus en plus forts, les infrastructures ferroviaires sont mises à rude épreuve. L’adaptation et la résistance technique des infrastructures ferroviaires, les voies, les installations électriques ou encore les ouvrages tels que les ponts ferroviaires, pour faire face au dérèglement climatique sont les nouveaux grands défis de SNCF Réseau.

Les effets du changement climatique se manifestent déjà sur l’infrastructure et altèrent la circulation des trains :

  • les fortes chaleurs dilatent les rails et les caténaires ;
  • les grands froids, gel et givre, risquent de casser le matériel roulant ou les systèmes d’aiguillage ;
  • les orages et fortes pluies entraînant des inondations peuvent dégrader les systèmes et installations électroniques des trains ou de signalisation ;
  • les vents et les tempêtes sont aujourd’hui les causes de chutes d’arbres sur les voies. Demain, pourront-ils faire tomber les poteaux caténaires qui alimentent les mobiles/trains en électricité ?

Afin de réduire la vulnérabilité de l’infrastructure, SNCF Réseau met en place de nouvelles mesures déjà opérationnelles (ex. : réduction de la vitesse en cas de déformation des rails ; tournées de surveillance renforcées, entretien spécifique du réseau…) et travaille sur un Plan de Continuité d’Activité (PCA) traitant du risque majeur d’inondations sur l’ensemble du territoire national.