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Les nouvelles technologies

Afin de faciliter les interventions de ses agents, SNCF Réseau met en place de nouveaux moyens. Trains de surveillance et équipements numériques aident à analyser la voie ferrée en temps réel. Grâce à la grue Kirow et au wagon-pupitre, le renouvellement des aiguillages devient plus rapide. Enfin, drones et technologies laser rendent plus aisée la vérification de l’état des ouvrages d’art.

L’innovation pour mieux contrôler l’état des infrastructures

Sur les voies ferrées et leurs abords, une surveillance très efficace s’impose, pour planifier au mieux les interventions et les opérations de maintenance. Cette vigilance permet aussi d’intervenir au plus vite en cas d’anomalie, avec un impact moindre sur les circulations. Pour atteindre ces objectifs, SNCF Réseau mobilise de nouveaux moyens.

Les trains de surveillance

Véritable laboratoire roulant, le TGV Iris 320 regroupe 150 capteurs et 20 caméras. Il circule sur le réseau à 320 km/h pour analyser l’état de la voie, la signalisation, les caténaires et les télécommunications. Quant au train SURVEILLE, il détecte automatiquement les anomalies de la voie (problèmes de montage, rupture de pièces, etc.), en analysant des images vidéo. Enfin, le train SIM (Switch Inspection and Measurement) assure une surveillance vidéo des aiguillages.

Les tablettes et les smartphones

Depuis mars 2015, 13 000 agents sont équipés progressivement d’outils nomades. En passant du papier au numérique dans leurs tournées de surveillance, ils peuvent mieux connaître l’état du réseau en temps réel.

Les technologies laser

La lasergrammétrie (scanner laser en 3D) permet de surveiller plus facilement le patrimoine ferroviaire difficile d’accès (ex. : tunnels), sans perturber la circulation des trains. Le laser est aussi utilisé pour mesurer les caténaires et leur éventuel désaxement.

Des drones multitâches pour seconder les agents
 

Depuis 2013, SNCF Réseau teste l’emploi de drones pour la surveillance de sites difficilement accessibles (viaducs ferroviaires, par exemple). Un « mini-lab » a aussi été créé pour explorer les nombreux usages possibles de ces aéronefs légers, pilotés à distance : inspection des parois rocheuses escarpées, localisation des chutes d’arbres après une tempête, cartographie, prévention des intrusions, etc.

Industrialiser le remplacement des appareils de voie avec des outils de pointe

Dans le cadre du programme Vigirail, SNCF Réseau accélère le renouvellement des aiguillages, en massifiant peu à peu les travaux. De nouveaux engins et des procédés standardisés, testés jusqu’en février 2015, permettent dorénavant de prémonter en atelier les appareils de voie (ADV). Ceux-ci arrivent à destination sur un wagon-pupitre, capable de transporter un aiguillage entier en position inclinée. L’ADV est ensuite posé sur la voie d’un seul tenant, à l’aide d’une grue Kirow (longue de 25 mètres, elle possède une capacité de levage de 150 tonnes).

L’utilisation successive de ces deux machines offre un gain de temps par rapport au processus classique (transport des aiguillages en kit et montage sur site). Grâce à cette nouvelle méthode, les travaux ont aussi un impact réduit sur le trafic : la manutention occupe un nombre de voies restreint et dure moins longtemps. Enfin, les personnels travaillent dans de meilleures conditions de sécurité.

L’usage de la grue Kirow et du wagon pupitre sera généralisé d’ici à 2017. D’autres engins sont en cours d’expérimentation. La dégarnisseuse rail-route sert par exemple à ôter le ballast usagé, sans endommager le terrain situé au-dessous (plateforme). Quant aux wagons autostockeurs déchargeurs (WAD), ils permettent de transporter le ballast sur la voie en chantier, ce qui libère les voies adjacentes.

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