Publié le 01/04/2015 - Mis à jour le 17/11/2015
Passer la zone des réseaux sociaux

LGV Est européenne 2e phase

La ligne à grande vitesse (LGV) Est européenne 2e phase va faciliter les trajets entre Strasbourg et Luxembourg. Elle renforcera aussi l’attractivité du Grand Est, notamment sur le plan économique. Cette infrastructure est construite depuis 2010, et sa mise en service est prévue pour 2016. Le chantier accorde une place particulière à l’innovation et à l’insertion sociale.

Calendrier

2007

Mise en service de la phase 1 et études et reconnaissances géotechniques pour la phase 2

2008

Diagnostic d’archéologie préventive

2009

Enquête sur l’eau et signature de la convention de financement

2010

Début des travaux

2013

Début des équipements ferroviaires

2015

Essais de qualification

2016

Mise en service prévue de la LGV Est européenne 2e phase

Deux enjeux : rendre le Grand Est plus attractif et accessible, améliorer les liaisons internationales avec cette région

Longue de 106 km, la ligne à grande vitesse (LGV) Est européenne 2e phase va relier Baudrecourt (Moselle) à Vendenheim (à 12 km au nord de Strasbourg). Elle se construit dans la continuité de la première phase, en service depuis 2007.

Ce projet vise plusieurs objectifs. Il s’agit d’abord de rapprocher le Grand Est de Paris et des autres régions françaises. La nouvelle ligne créera ainsi un contexte favorable au développement économique, touristique et culturel des territoires desservis. Elle va aussi améliorer les liaisons internationales entre la région de Strasbourg et Luxembourg, et offrir un accès plus facile à l’Allemagne. En effet, la LGV Est européenne 2e phase représentera la dernière étape de la participation française à la « Magistrale pour l’Europe », axe ferroviaire transeuropéen de 1 500 km.

Elle améliore enfin les relations inter-régionales Alsace vers Lorraine, Champagne-Ardenne, Nord, Ouest et Sud-Ouest.

Par ailleurs, la LGV Est européenne 2e phase bénéficie d’innovations dans plusieurs domaines, notamment :

  • la construction et l’équipement des voies ferrées (ex. : utilisation de matières premières recyclées ; installation de patins réducteurs de pression pour réduire les coûts de maintenance et prolonger la durée de vie du ballast) ;
  • la signalisation ferroviaire (ex. : système européen ERTMS 2 permettant la circulation de trains étrangers équipés de la même technologie, ou « interopérabilité »).

 7 rameaux d’interconnexion avec des portes coupe-feu, des trottoirs d’évacuation pour les piétons, des antennes GSM-R et des colonnes incendie. C’est le 1er tunnel en Europe construit en application des règles européennes de sécurité dans les tunnels ferroviaires parue fin 2007.

Enfin, à travers ce projet, SNCF Réseau s’est largement engagé en faveur de l’insertion sociale. Des clauses ont été incluses dans les marchés publics, pour réserver des heures de travail à des demandeurs d’emploi de longue durée ou à des personnes peu qualifiées. Celles-ci ont pu participer à des formations aux métiers de poseur et électricien de voies ferrées, ou encore d’agent de préparation d’équipements caténaires.

Chiffres clés

  • Un gain de temps de 30 minutes sur le trajet Paris-Strasbourg.
  • Des trains circulant à une vitesse maximale de 320 km/h.
  • 4 km de tunnel creusés sous les Vosges.

Des actions concrètes pour préserver l’environnement et la qualité de vie

Pour limiter l’impact environnemental de la LGV Est européenne 2e phase, SNCF Réseau (RFF avant 2015) a appliqué deux démarches :

  1. L’insertion du projet dans son environnement dès la conception (évitement de certaines zones sensibles et habitées, architecture des ouvrages d’art harmonisée par rapport aux paysages, etc.)
  2. La protection de la faune et de la flore (transfert d’espèces protégées, reconstitution des mares et couloirs biologiques, aménagement de passages à faune, préservation des milieux aquatiques, etc.)

En 2010, pour ses actions dans le cadre de la LGV Est européenne, RFF a aussi obtenu le label Année de la biodiversité du Grenelle de l’Environnement.

Partenaires

La LGV Est européenne 2e phase a fait l’objet d’une convention de financement, signée en 2009 entre RFF, l’État, 16 collectivités territoriales, le Grand Duché de Luxembourg et l’Union européenne. Le coût total du projet est estimé à 2,01 Mlds€.