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Lutte contre le changement climatique

Par sa nature, le transport ferroviaire est une alternative durable aux autres moyens de transports mécaniques. Peu gourmand en hydrocarbures, il produit en effet moins de gaz à effet de serre. Afin de réduire encore son empreinte carbone et s’adapter au changement climatique, SNCF Réseau met en œuvre des solutions innovantes.

Des émissions de gaz à effet de serre réduites

Le transport routier émet 90,9 % des émissions de GES. L’avion représente 3,3 %, contre 2,4 % pour le bateau et 0,4 % pour le train.
Le transport ferroviaire est le moyen de transport qui émet le moins de GES (source RFF 2009 : Vers un réseau durable, orientations stratégiques 2008-2012).

Parce qu’il consomme peu de ressources fossiles et fonctionne grâce à l’électricité sur plus de 15 000 kilomètres de voies, le transport ferroviaire est le moyen de déplacement mécanique qui répond le mieux aux impératifs du changement climatique. Plus précisément, 15 687 kilomètres de voies ferrées sont équipées de lignes électriques ;  cela permet de faire circuler 90 % du trafic voyageur et 85 % du fret.

Nettement moins dépendant des hydrocarbures que l’avion et la route, le ferroviaire émet ainsi peu de gaz à effet de serre (GES), en grande partie responsables de l’augmentation des températures. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le déplacement d’une personne en train à grande vitesse génère environ 10 fois moins de GES qu’un déplacement par la route… et 20 à 25 fois moins qu’en avion ! En cela, le rail représente une alternative durable pour le transport de marchandises et de personnes.

Comparaison d’émissions dans les transports du quotidien et de courte distance
 
Voiture Bus Tramway Métro Train
Urbain Périurbain Urbain Périurbain Banlieue Régional
147 gCO2eq 161 gCO2eq 101 gCO2eq 171 gCO2eq 3,7 gCO2eq 3,9gCO2eq 6,2gCO2eq 30,7gCO2eq Mix énergie français
Sans passager :
205 gCO2eq
  10 gCO2eq 14 gCO2eq 20 gCO2eq Mix énergie mondial

Sources : Données SNCF, 2014 et calculatrice ADEME pour le mix énergétique non France, 2014.

Des solutions pour diminuer l’empreinte carbone du réseau

SNCF Réseau recherche des solutions visant à réduire encore son impact sur l’environnement et l’émission de GES. En réalisant des bilans carbones, l’entreprise mesure les émissions de GES liées à son activité pour pouvoir ensuite mettre en place des actions afin de les réduire. Pour cela, elle prend en considération l’ensemble de l’infrastructure ferroviaire, de la conception à l’exploitation.

Ces bilans permettent d’identifier les principales sources d’émission telles que le fonctionnement des matériels de chantier, le transport des matériaux, les techniques de terrassement ou encore l’organisation en interne, dans les bureaux de l’entreprise. Les matières premières sont également comptabilisées. Roches, bois, béton ou acier… des quantités importantes sont en effet consommées pour fabriquer les composants structurels principaux utilisés pour les projets ferroviaires (ballast, traverses, rails, etc.)

Le report modal permet également de réduire l’empreinte carbone de l’entreprise. Ce système consiste à limiter l’utilisation de la voiture et le transport routier de marchandises pour le transférer sur le réseau ferré. En moyenne, un trajet en train de banlieue émet 20 fois moins de C02 qu’un trajet en voiture*. Le fret ferroviaire émet en effet 6 fois moins de CO2 par kilomètre que le transport par la route, dans le cas des trains à traction électrique.

*Sources : Données SNCF, 2014 et calculatrice ADEME pour le mix énergétique non France, 2014.

S’adapter aux conséquences du changement climatique

Les changements climatiques sont en marche et leurs premiers effets sont déjà constatés sur le réseau ferré français :

  • la pluie et la neige peuvent endommager les ouvrages en terre et les structures ;
  • les orages peuvent provoquer des ruptures d’alimentation électrique et l’arrêt du système de signalisation ;
  • le vent et les tempêtes peuvent conduire à des ruptures de caténaires et des superstructures ;
  • les inondations et l’humidité font peser un risque sur les remblais, les fondations, les digues et les équipements électriques ;
  • les températures extrêmes peuvent provoquer une dilatation des rails, voire une rupture d’alimentation électrique ;
  • les périodes de sécheresse ont des conséquences sur les fondations en ligne et les ouvrages.

A plus ou moins long terme, ces dérèglements climatiques peuvent donc avoir un impact conséquent sur le réseau et ses infrastructures, et donc sur son fonctionnement. C’est pourquoi les normes de construction et les procédures de maintenance sont des paramètres clés.

Dans ce contexte, SNCF Réseau met en place des solutions innovantes pour réduire la vulnérabilité des infrastructures, et s’adapter aux nouvelles contraintes environnementales :

  • Les cycles de surveillance : pour éviter toute dégradation due aux conditions climatiques, des surveillances spécifiques sont effectuées lors des interventions sur les voies.

Les tournées chaleur : pour anticiper les périodes de fortes températures, les voies ferrées sont étroitement surveillées pour détecter le moindre problème de pose ou de maintenance, et le corriger.