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La construction de lignes à grande vitesse (LGV)

Priorités stratégiques de SNCF, les lignes à grandes vitesses (LGV) ont, dès les années 1980, eu pour ambition de réduire les temps de trajets entre les régions et villes françaises, ainsi qu’à travers l’Europe. Elles contribuent également au développement de ces territoires. Depuis, de nombreuses lignes ont été construites.

Des enjeux multiples

Les grands projets de lignes à grande vitesse (LGV) ont pour objectif de mieux relier les territoires entre eux et avec le reste de l’Europe. Ces lignes assurent en effet une liaison rapide entre les régions françaises, leurs métropoles et les pays voisins, sans forcément passer par Paris.

À l’intérieur des territoires, l’impact sur l’offre de transport quotidienne est également positif : en libérant les lignes classiques, les LGV permettent à davantage de trains express régionaux (TER) et fret de circuler.

Participer au développement économique des territoires

Les retombées économiques des LGV existantes sont déjà nombreuses. En premier lieu, les travaux apportent aux régions concernées une activité directe (besoin de main d’œuvre) et indirecte (restauration et logement des personnels de chantiers).

À long terme, les LGV sont des atouts majeurs pour le développement et le dynamisme socio-économique régional. La réduction des temps de parcours contribue par exemple à :

  • renforcer l’impact de la clientèle d’affaires ;
  • améliorer les relations interrégionales ;
  • augmenter la fréquence des manifestations professionnelles, touristiques et culturelles ;
  • transformer, réhabiliter ou moderniser les quartiers de centre-ville pour accueillir le TGV.
Une ambition historique
 

L’histoire des LGV débute en 1966 avec la mise en place au sein de la SNCF d’un service de la recherche dédié à la création d’un « turbotrain » à grande vitesse, sur le modèle du Shinkansen japonais.

De nombreux essais ont lieu jusqu’en 1976, date de la construction d’une première ligne à grande vitesse entre Paris et Lyon. En parallèle, le constructeur Alsthom (devenu Alstom) répond à la première commande de SNCF pour la fabrication des rames du TGV (turbotrain à grande vitesse).

En 1981, le TGV atteint la vitesse record de 380 km/h dans des conditions de sécurité optimales. La même année, la ligne Paris-Lyon est mise en service. Ces dates marquent un véritable tournant dans les services ferroviaires de voyageurs.

Les LGV servent ensuite de colonne vertébrale au système TGV. Les ouvertures de lignes se succèdent : LGV Sud-Est, lignes Lille-Lyon et Rouen-Lyon, LGV Atlantique, LGV Nord, Eurostar (vers Londres) et Thalys (vers le Benelux), LGV Interconnexion Est, LGV Rhône-Alpes, LGV Méditerranée, Lyria (vers la Suisse), Artésia (vers l’Italie), etc.

Zoom sur les dernières constructions de LGV

LGV Bretagne-Pays de la Loire 

La construction de la Ligne à Grande Vitesse Bretagne - Pays de la Loire s’inscrit dans le prolongement de la LGV Atlantique Paris-Le Mans, mise en service en 1989 vers Rennes et Nantes. Elle permet de développer la desserte du Grand Ouest tout en renforçant son accessibilité vers les autres régions françaises et européennes.

Depuis le 2 juillet 2017, 182 km de ligne nouvelle relient Conneré (à l’est du Mans) en Sarthe, à Rennes en Ille-et-Vilaine. Pour ce projet, SNCF Réseau a travaillé avec Eiffage Rail Express (ERE) dans le cadre d’un contrat de partenariat public-privé. ERE a donc assuré donc le pilotage opérationnel du projet concernant sa conception finale, la construction, la maintenance et le respect des obligations réglementaires environnementales.

LGV Sud-Europe-Atlantique 

Maillon essentiel à l’essor des territoires, la LGV Sud-Europe-Atlantique facilite les liaisons entre Tours et Bordeaux depuis le 2 juillet 2017. Ses 302 km de ligne nouvelle parachèvent le réseau transeuropéen à grande vitesse en reliant les lignes du Nord de l’Europe à celles issues du Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO).

Elle permet également de libérer des capacités de circulation sur les lignes existantes, au profit du transport ferroviaire de fret et des circulations TER.

Pour ce projet, SNCF Réseau a mis en place différentes actions en faveur de l’environnement : programme de reboisement (1200 ha replantés pour 700 ha déboisés), actions de préservation de la biodiversité (gestion écologique du paysage, sauvegarde des espèces)…

Depuis 2011, la concession de la LGV Sud-Europe-Atlantique est confiée à Lisea (jusqu’en 2061). Il s’agit de la première entreprise privée gestionnaire d’une infrastructure ferroviaire dédiée à la grande vitesse. Maître d’ouvrage du projet, elle a assuré l’interface entre SNCF Réseau et les parties prenantes du projet.

LGV Est Européenne

Ce projet concerne l’ouverture d’une ligne de 406 km entre Paris et Vendenheim, dans le Bas-Rhin. Sa première phase s’est achevée en juin 2007 avec la mise en service de 300 km de ligne nouvelle entre Vaire-sur-Marne (77) et Baudrecourt (57). Jusqu’en 2016, les travaux se sont poursuivis avec la construction de 106 nouveaux kilomètres entre Baudrecourt et Vendenheim.

Depuis le 3 juillet 2016, la seconde phase de la LGV Est Européenne permet de réduire le temps de transport entre Paris, le Luxembourg et Strasbourg, capitale parlementaire de l’Union et siège du Conseil de l’Europe. Ce nouveau tronçon est également un maillon essentiel de la Magistrale pour l’Europe. À l’horizon de 2020, ce grand axe ferroviaire de 1 500 km, reliera Paris à Bratislava et Budapest, en passant par l’Allemagne.

La LGV Est Européenne bénéficie d’innovations dans plusieurs domaines : voies ferrées et équipement novateurs (ex. : patins réducteurs de pression, matières premières recyclées), nouveaux outils de signalisation (ex. : interopérabilité)…

Pour ce projet, SNCF Réseau s’est fortement engagé en faveur de l’insertion sociale des demandeurs d’emplois ou les personnes les moins qualifiées au travers d’heures réservées ou de formation.

Des actions ont également été mises en place pour limiter l’impact environnemental du projet : insertion paysagère dès la conception (ex. : évitement des zones sensibles et habitées), protection de la faune et de la flore (ex. : transfert d’espèces protégées, reconstitution d’habitat, préservation des milieux, etc.)

Contournement Nîmes-Montpellier 

Le projet de contournement Nîmes-Montpellier consiste à créer 80 km de ligne nouvelle (dont 60 km à grande vitesse) entre Manduel (à l’Est de Nîmes) et Lattes (à l’Ouest de Montpellier), pour une mise en service fin 2017. Innovant, ce tronçon est la première LGV dite « mixte » : elle s’adresse en effet à la fois aux voyageurs et au fret. Dans ce cadre, deux nouvelles gares seront construites de part et d’autre de la ligne. Solution alternative à la route, elle permettra le développement du transport de marchandises vers l’Espagne, l’Italie et l’Europe du Nord. Cette LGV étoffera par ailleurs l’offre de dessertes régionales (30 % de TER supplémentaires). Son objectif est également de réduire les temps de trajet entre les liaisons nationales et internationales.

Pour ce projet, SNCF Réseau a conclu un contrat de partenariat public-privé avec la société Oc’Via. À ce titre, celle-ci assure le financement, la conception, la construction et l’entretien de la ligne.

Respect de l’environnement et concertation
 

Pour chacun de ses projets LGV, SNCF Réseau veille à une prise en compte des enjeux environnementaux dès la phase de conception afin d’en minimiser, autant que possible, les impacts. Ils concernent notamment :

  • La réduction du bruit, avec un tracé évitant au maximum les zones habitées ou la réalisation de protections acoustiques adaptées ;
  • Une insertion paysagère harmonieuse et respectueuse des particularités locales ;
  • La protection de la faune et de la flore.

L’entreprise met en place des études environnementales et techniques, ainsi qu’une démarche de concertation et de co-construction des projets avec les parties-prenantes (collectivités locales, associations de riverains ou de protection de la nature, usagers, fournisseurs, etc.) Elle s’appuie également sur les retours d’expérience des chantiers de LGV précédents.