Publié le 01/04/2015 - Mis à jour le 13/07/2017
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GPSO en Aquitaine et Midi-Pyrénées

Considéré comme un enjeu stratégique pour les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées, le Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) prévoit la création de lignes nouvelles et la modernisation du réseau existant. Il vise à faciliter les longs trajets comme les déplacements quotidiens, en rapprochant les territoires et en rendant le Sud-Ouest plus accessible. À terme, le GPSO offrira aussi de nouvelles capacités pour le transport de fret transpyrénéen.

Calendrier

2005-2006

Débats publics pour les lignes Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne

2009-2013

Définition du fuseau de passage puis du tracé des projets de lignes nouvelles (en concertation avec les acteurs locaux) et décisions ministérielles de validation

2014-2016

Enquêtes d’utilité publique et décisions quant à l’utilité publique des projets (en fonction de l’instruction par l’État)

À partir de 2016

Dossiers des engagements de l’État, études détaillées, action foncière, procédures complémentaires, accords relatifs au financement de la phase de réalisation, travaux

Un programme ambitieux pour circuler mieux et plus vite

Le Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) regroupe plusieurs opérations.

Phase 1 : la création des lignes nouvelles Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax (327 km)

Dans le prolongement de la ligne à grande vitesse (LGV) Tours-Bordeaux, ces LGV pour voyageurs faciliteront les liaisons Nord-Sud (entre Paris, Bordeaux, Toulouse et l’Espagne). L’Atlantique et la Méditerranée seront aussi mieux reliés : depuis Bordeaux, Marseille et Barcelone deviendront accessibles en moins de 4 heures. Un tronc commun de 55 km permettra également de rejoindre Toulouse depuis le Sud de l'Aquitaine, sans passer par Bordeaux.

De plus, le projet intègre la création de 3 gares nouvelles (Agen, Montauban, Mont-de-Marsan). Une halte « service régional à grande vitesse » (SRGV), dite « Sud Gironde », est aussi prévue pour permettre la desserte par des trains régionaux à grande vitesse (TRGV).

La section Bordeaux-Toulouse devrait être opérationnelle en 2024, la section Bordeaux-Dax en 2027.

Phase 2 : la création de la ligne nouvelle Dax-Espagne (91 km)

Cette ligne mixte (220 km/h pour les voyageurs, 100 km/h pour le fret) améliorera les trajets entre la France et l’Espagne. Elle apportera aussi des capacités supplémentaires pour développer le transport ferroviaire de fret transpyrénéen (« corridor atlantique » de l’Union européenne). Cette évolution contribuera à un meilleur équilibre rail-route pour le transport de marchandises.

L’objectif de mise en service de la ligne est fixé à 2032. Parallèlement, un Observatoire des trafics a été créé au Pays basque pour étudier l’évolution des trafics ferroviaires sur les lignes existantes, et il poursuit ses travaux.

Les aménagements des lignes existantes au sud de Bordeaux (12 km)

Pour répondre à des enjeux de mobilité au quotidien, une 3e voie sera réalisée entre le triage d’Hourcade et Saint-Médard-d’Eyrans. Elle permettra d’augmenter la fréquence et la régularité des trains (TER notamment). Une 4e voie sera aussi construite au droit des points d’arrêt. De plus, 4 points d’arrêts vont être réaménagés pour instaurer la multimodalité (possibilité d’utiliser plusieurs modes de transport au cours d’un même trajet). Enfin, la suppression de 6 passages à niveau est prévue, afin de renforcer la sécurité.

Les aménagements de la ligne existante au nord de Toulouse (19 km)

Ces travaux visent à améliorer la desserte du territoire pour les voyageurs. Ils permettront aussi d’accroître la capacité du réseau en vue de l’augmentation du trafic, et d’accueillir la grande vitesse au cœur de Toulouse. Pour cela, la section Saint-Jory-Toulouse-Matabiau sera mise à 4 voies. En outre, certains points d’arrêts seront réaménagés (création d’un terminus partiel à Castelnau-d’Estrétefonds et d’une interconnexion rail/métro entre la halte de Route de Launaguet et la station de métro La Vache, sur la ligne B).

Le GPSO offrira de meilleurs services ferroviaires, notamment des liaisons Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax à grande vitesse pour les voyageurs. Cette infrastructure va faciliter les liaisons entre Paris et Toulouse, le Sud de l’Aquitaine ou l’Espagne, et entre Atlantique et Méditerranée. En phase 2, elle permettra aussi le développement du transport de fret en libérant de la capacité sur la ligne existante. En améliorant l’accessibilité des territoires, elle constituera un facteur de compétitivité et un catalyseur de développement économique.

Globalement, le GPSO rapprochera les territoires et améliorera leur attractivité. Ce programme offrira de nouvelles opportunités aux régions Midi-Pyrénées et Aquitaine, pour renforcer leur dynamisme et leurs échanges (culture, tourisme, loisirs, coopération universitaire, etc.)

Le GPSO est aussi un maillon important du réseau transeuropéen de transport (RTE-T). Ses deux branches font partie du « réseau central » du RTE-T, défini en décembre 2013. Quant à la section Bordeaux-Espagne, elle compte parmi les corridors européens prioritaires, à la fois pour le transport des voyageurs et du fret.

Chiffres clés

  • Des temps de parcours performants (meilleurs temps : Paris-Toulouse en 3h10 ; Paris-Bayonne en 3h25 en phase 1 et 3h15 en phase 2 ; Bordeaux-Bilbao en 2h55 en phase 1 et 1h55 en phase 2).
  • 55 km de tronc commun entre le sud de Bordeaux et la région Sud Gironde ; 167 km pour Sud Gironde-Toulouse et 105 km pour Sud-Gironde-Dax.
  • Des trains de voyageurs circulant à une vitesse maximale de 320 km/h.

À voir aussi

 

 

Des mesures nombreuses et concrètes pour l’environnement humain et naturel

Dès les premières réflexions sur la conception du tracé, la priorité a été de limiter au maximum les impacts du projet. Pour cela, SNCF Réseau a appliqué une démarche en trois temps :

  1. Éviter les zones les plus sensibles.
  2. Réduire les effets du projet en l’adaptant (ex. : vérifier que les infrastructures ne modifient pas les écoulements des cours d’eau, mais assurent bien la « transparence hydraulique »).
  3. Compenser les impacts résiduels (ex. : aménagements paysagers, protections acoustiques).

Un effort particulier a été déployé pour l’insertion du projet dans son environnement, à travers plusieurs mesures :

  • limitation de la hauteur de l’ouvrage (afin de diminuer sa visibilité aux abords des zones habitées) ;
  • recherche de jumelage avec les infrastructures existantes (autoroutes), pour éviter de créer de nouvelles coupures ;
  • préservation des corridors écologiques (trajets couramment empruntés par la faune sauvage) ;
  • protection de la biodiversité.

Cette démarche s’est traduite par 21 engagements de développement durable du maître d’ouvrage, appliqués tout au long des études.

Au total, les mesures environnementales prévues représentent 12 % des investissements réalisés.

Écouter, dialoguer, échanger : la concertation au cœur du projet

L’élaboration du GPSO s’est accompagnée d’une large concertation avec les acteurs concernés (élus, associations, riverains, etc.) L’apport de ce dialogue a été continu lors des études liées au projet (définition des fonctionnalités, élaboration du fuseau de passage, choix du tracé). Ainsi, près de la moitié du tracé des lignes nouvelles présentées à l’enquête publique est directement issue de cette « co-construction ».

En outre, la concertation sera poursuivie lors de la mise au point ultérieure du projet (études complémentaires réalisées après la déclaration d’utilité publique du projet).