Publié le 08/04/2015 - Mis à jour le 06/07/2017
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LGV Sud-Europe-Atlantique

La ligne à grande vitesse Sud-Europe-Atlantique (LGV SEA) représente un maillon essentiel du réseau européen de LGV. Elle facilitera les trajets quotidiens entre Tours et Bordeaux, et permettra l’essor du transport ferroviaire de fret dans cette zone. Depuis 1995, ce vaste projet se développe en concertation avec les acteurs locaux, dans le respect de la biodiversité. La mise en service de la ligne est prévue pour mi-2017.

Calendrier

1995-2007

Études préalables, publiques et d’avant-projet

2009-2011

Diagnostic d’archéologie par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap)

2012-2014

Travaux préparatoires, de terrassements et de génie civil

2014-2016

Travaux d’équipements ferroviaires et essais

2017

Formation des conducteurs puis mise en service de la ligne

Trois enjeux : améliorer la mobilité régionale, développer le transport ferroviaire de fret, construire le réseau européen de LGV

La ligne à grande vitesse Sud-Europe-Atlantique (LGV SEA) entre Tours et Bordeaux et comporte 302 km de ligne nouvelle et environ 40 km de raccordements aux lignes existantes. Ce grand projet ferroviaire vise plusieurs objectifs. Il s’agit d’abord de libérer des capacités de circulation sur les lignes existantes, afin de :

  • proposer une alternative plus durable au transport de fret routier et aérien ;
  • créer des créneaux de circulation pour les TER ;
  • développer l’intermodalité en zone urbaine (usage de plusieurs modes de transport au cours d’un même trajet), entre d’une part le train et d’autre part le tramway, le bus, etc.

La nouvelle ligne va aussi parachever le réseau transeuropéen à grande vitesse, en reliant les lignes du Nord de l’Europe à celles issues du Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO).

Plus globalement, cette infrastructure accroîtra l’attractivité économique et touristique des territoires traversés.

Infographie - LGV Sud-Europe-Atlantique

 

Chiffres clés

  • 10 000 emplois créés chaque année sur le chantier pendant 5 ans (10 % des heures de travail dédiées à l’insertion sociale) ;
  • 3,6 à 5 millions de voyageurs supplémentaires attendus chaque année sur les TGV ;
  • + 20 % par an pour le transport de fret ;
  • un gain de temps d’une heure environ sur le trajet Paris-Bordeaux.

Vidéo(s)

Découvrez les mesures de réduction d'impacts pour préserver au mieux les espèces menacées telles que l'outarde canepetière, l'oedicnème criad, le busard cendré.

Respect de l’environnement : protéger la faune et la flore locales

Pour le projet de LGV SEA, SNCF Réseau (RFF avant 2015) a adopté diverses mesures, par exemple :

  • un programme de reboisement ambitieux (1 200 ha replantés pour 700 ha déboisés) ;
  • des actions de préservation de la biodiversité (gestion écologique du bocage humide de Chaunay, études et mesures de sauvegarde de 2 espèces menacées d’extinction).

Concertation : rencontrer le public pour débattre autour du projet

Pour la LGV Sud-Europe-Atlantique, une concertation est mise en place par le concessionnaire LISEA (chargé par SNCF Réseau de concevoir, construire, entretenir, exploiter et financer en partie la ligne). Dans ce cadre, plusieurs réunions publiques sont organisées, à la demande des élus des communes traversées et en faisant intervenir SNCF Réseau pour les communes concernées par les raccordements. Ces rencontres visent à concilier les intérêts particuliers et l’intérêt général du projet.

Partenaires du projet

Les études liées au projet de LGV Sud-Europe-Atlantique ont été cofinancées par l’État, les collectivités territoriales, l’Union Européenne et RFF. Dans le cadre du contrat de concession signé pour 50 ans avec LISEA, la réalisation de l’infrastructure est financée :

  • à 50 % par l’État et les collectivités locales ;
  • à 50 % par le concessionnaire et SNCF Réseau.