Publié le 02/04/2015 - Mis à jour le 27/06/2017
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Ligne nouvelle Paris-Normandie

La ligne nouvelle Paris-Normandie (LNPN) vise à améliorer la régularité et la ponctualité des trains, entre l’Île-de-France et les régions normandes. Elle augmentera aussi les dessertes ferroviaires tout en diminuant les temps de parcours, renforçant l’attractivité économique de la vallée de la Seine. Depuis 2009, ce projet est conçu avec les acteurs locaux, dans le respect de l’environnement. Les sections Paris-Mantes, Mantes-Évreux et Rouen-Yvetot devraient être mises en service avant 2030.

Calendrier

2009-2010

Études préalables au débat public

2011-2012

Débat public

2013

Lettre de mission du ministre des Transports distinguant trois sections prioritaires (après un travail d’optimisation sur le phasage du projet, mené par RFF)

2014-2017

Première étape des études préalables à l’enquête d’utilité publique (définition d’une zone de passage préférentielle ou « ZPP ») et validation du mode d’emploi de la concertation

2020

Horizon pour la déclaration d’utilité publique pour les trois sections prioritaires

Deux enjeux : assurer une desserte régionale ponctuelle et rapide, développer l’activité économique de la vallée de la Seine

Le projet de ligne nouvelle Paris-Normandie (LNPN) sera d’abord réalisé sur trois sections prioritaires :

  • Paris-Mantes et Rouen-Yvetot
    Ces deux sections reposent sur la construction de nouveaux tronçons de lignes (permettant notamment la traversée de la Seine jusqu'à Yvetot) et d’une nouvelle gare (Rouen-Saint-Sever). Ces infrastructures amélioreront les transports quotidiens entre l’Île-de-France et les régions normandes, en désaturant le réseau actuel et en réduisant les temps de parcours. Sur les lignes existantes, la capacité libérée permettra de développer des dessertes locales, en cohérence avec d’autres projets (ex. : Grand Paris, Eole, RER A, Transilien). En parallèle, il deviendra possible d’augmenter le transport ferroviaire de fret, et d’accroître sa performance.
  • Mantes-Évreux
    Cette nouvelle section sera couplée aux deux premières. Elle diminuera significativement les temps de parcours, tout en améliorant le confort, la ponctualité et la régularité des trains.

Pour atteindre ces objectifs, les nouvelles infrastructures accueilleront des trains spécifiques, intermédiaires entre trains classiques et trains à grande vitesse. Leur conception est adaptée à une desserte régionale rapide (vitesse inférieure ou égale à 250 km/h) sur des distances courtes. Elle répond ainsi aux besoins des riverains (ex. : déplacements domicile-travail).

Dans un second temps, des études seront menées pour la réalisation des autres étapes du projet, dites « projet cible » (sections Évreux-Rouen et Louviers-Bernay, autres gares à construire). À terme, cette nouvelle offre ferroviaire facilitera la mobilité sur tous les territoires traversés. Elle favorisera aussi le développement de la vallée de la Seine, en rapprochant les régions Basse-Normandie, Haute-Normandie et Île-de-France.

Chiffres clés

  • De nouveaux trains circulant jusqu’à 200 km/h en Île-de-France et 250 km/h en Normandie.
  • Des temps de parcours réduits à 50 min pour Paris-Évreux, 1h pour Paris-Rouen, 1h30 pour Paris-Caen et moins de 30 min pour Paris-Mantes.
  • 5,3 Mds€ consacrés aux sections prioritaires, et 7,6 Mds€ dédiés au projet cible.

Vidéo(s)

Accéder à la vidéo "Ligne Nouvelle Paris-Normandie : présentation du projet"

Respect de l’environnement : des études approfondies pour préserver le patrimoine

Entre 2009 et 2011, RFF a établi un diagnostic environnemental sur les territoires traversés par la future ligne Paris-Normandie. Pour les acteurs du projet, ces études permettent de mieux prendre en compte les spécificités des régions concernées, à savoir :

  • une urbanisation dense (Île-de-France, vallée de la Seine) ;
  • des espaces naturels sensibles (zones Natura 2000, parcs et réserves naturels).

Concertation : un processus continu pour nourrir le projet

Suite au débat public organisé en 2011-2012, SNCF Réseau (RFF avant 2015) met en place un dispositif de concertation continue autour de la ligne nouvelle Paris-Normandie. Cette démarche consiste en un dialogue avec les parties prenantes sur les grands thèmes liés au projet. Elle associe tous les acteurs concernés (État, autorités organisatrices des transports, collectivités territoriales, entreprises ferroviaires, acteurs économiques, associations), ainsi que le grand public.

Partenaires du projet

Le coût des études pour les trois sections prioritaires durant l’étape 1 est d’environ 22 M€. L’ensemble des études préalables à l’enquête d’utilité publique représente un investissement de 60 M€. Le financement de ces études est assuré à la fois par l’État (1/3), SNCF Réseau (1/3) et les régions Haute-Normandie, Basse-Normandie et Île-de-France (1/3).