Publié le 25/03/2015 - Mis à jour le 19/06/2017
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Projet ferroviaire d'accès alpins Lyon-Chambéry-Turin

Le projet de liaison entre Lyon, Chambéry et Turin prévoit la création d’une ligne de 140 km. Véritable alternative à la route, ce nouvel axe facilitera les échanges et les déplacements pour tous les utilisateurs du train. Formidable moteur du développement économique local, il sera aussi une porte ouverte sur l’Europe. Sa mise en service devrait avoir lieu à l’horizon 2030.

Calendrier

2012

Enquête publique

Août 2013

Déclaration d’utilité publique

Un enjeu majeur : créer une liaison territoriale performante pour les voyageurs et pour le fret

Le projet d’accès alpins Lyon-Chambéry-Turin prévoit de relier la France à l’Italie par les Alpes, avec la construction de 140 km de ligne nouvelle entre Lyon et Saint-Jean-de-Maurienne. Ce nouvel axe sera raccordé au futur tunnel international sous les Alpes. Il devrait être mis en service à l’horizon 2030. Ce chantier d’envergure se déroulera en deux phases :

  • Phase 1 : le chantier débutera sur l’axe Lyon-Chambéry. Les travaux consisteront à réaliser une ligne mixte de 78 km pour voyageurs et fret entre Lyon et Avressieux (entrée en Savoie) via le tunnel de Dullin l’Epine.
  • Phase 2 : les travaux comprennent la réalisation d’une première partie de l’itinéraire fret entre Avressieux et Saint-Jean-de-Maurienne. Le tracé transitera par les tunnels de Chartreuse, de Belledonne et du Glandon et permettra le passage de l’autoroute ferroviaire grand gabarit. Sur les 62 km de ligne nouvelle  créés, 53 km passeront ces tunnels. Un viaduc sera construit pour franchir l’A41 et l’Isère.

Les objectifs de ce projet sont nombreux. En facilitant l’extension du réseau à grande vitesse, cette nouvelle ligne permettra un renforcement des fréquences de TGV et la mise en service de TER à grande vitesse. Ainsi, des trajets plus rapides favoriseront les déplacements et échanges des voyageurs à travers les Alpes.

Pour le fret, il s’agira d’une alternative concrète et durable à la route. Ce nouvel axe sera en effet la garantie d’une liaison performante pour les entreprises utilisatrices du transport de marchandises. Elles bénéficieront en outre d’un choix plus large de services disponibles : autoroute ferroviaire, fret classique, ou combiné. Elles pourront également profiter d’un nouvel itinéraire direct entre le carrefour ferroviaire lyonnais et l’Italie.

Pour tous les utilisateurs du train, ce projet sera aussi l’opportunité de s’ouvrir sur l’Europe à travers la création d’un grand réseau à grande vitesse Ouest-Est et Nord-Sud. De Lisbonne à Kiev, de Rome à l’Angleterre, les circulations deviendront plus faciles.

Enfin, ce chantier d’envergure permettra de développer une dynamique économique à l’échelle locale et régionale, avec la création d’emplois directs et indirects pour les entreprises sous-traitantes, les commerces ou le domaine du tourisme.

Chiffres clés

61 % de la ligne construite en souterrain, 71 communes traversées, 59 ouvrages d’art (viaducs), 8 tunnels

Respect de l’environnement : un projet en faveur de l’humain et du paysage

SNCF Réseau s’est appliqué à analyser et traiter les effets du projet sur les territoires concernés. Pour préserver au maximum le cadre de vie des riverains et les paysages, plusieurs démarches seront engagées pour amoindrir l’impact du tracé sur les espaces agricoles et pour l’intégrer au paysage.

SNCF Réseau porte également une attention particulière à la protection de la biodiversité, des ressources en eau et du paysage à travers des mesures de protection.

Enfin, l’entreprise agit contre les risques naturels (inondations, chutes de blocs) en sécurisant les chantiers et le réseau ferroviaire.

Partenaires du chantier

  • Au total, le montant nécessaire pour réaliser ce projet s’élève à 7,7 milliards d’euros (valeur 2011).
  • L’opération réunit l’Union européenne, l’Etat, la Région Rhône-Alpes, les départements et les grandes agglomérations concernés, SNCF Réseau.