Publié le 25/03/2015 - Mis à jour le 14/06/2017
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Contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise

Le contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise est un des grands projets régionaux menés par SNCF Réseau. Pour le trafic de marchandises comme pour les trains de voyageurs, cette opération permettra une amélioration significative du maillage ferroviaire et favorisera la dynamique économique de la région Rhône-Alpes. Sa mise en service est prévue à l’horizon 2030.

Calendrier

2001-2002

Débat public

2007-2011

Concertation et études (étude d’avant-projet et lancement de l’enquête publique)

2012

Déclaration d’utilité publique de la partie Nord

Octobre à décembre 2014

Consultation publique sur la partie Sud du CFAL et le franchissement du Rhône

Un enjeu majeur : assouplir les circulations ferroviaires pour gagner en performance

Le Contournement Ferroviaire de l’Agglomération Lyonnaise (CFAL) est un projet dont l’enjeu est l’amélioration du réseau de la région Rhône-Alpes. Concrètement, il s’agit de réaliser 70 km de ligne nouvelle pour relier la ligne Lyon / Ambérieu-en-Bugey à la ligne Lyon-Grenoble (partie Nord du CFAL) et la ligne Lyon-Grenoble à la Vallée du Rhône (partie Sud du CFAL).

L’agglomération lyonnaise représente un carrefour européen : elle draine en effet un grand flux de circulations voyageurs et marchandises du Nord au Sud, et ouvre l’accès vers les Alpes (et au-delà). A l’échelle régionale, nationale et européenne, ce projet est stratégique.

La commission « Mobilité 21 » a considéré que la réalisation du CFAL relevait des projets de seconde priorité, horizon 2030. Elle a toutefois considéré qu’elle ne pouvait être entièrement affirmative sur le moment à partir duquel il pourrait être nécessaire d’engager l’opération et que cet horizon de réalisation pourrait être précisé et actualisé au regard de l’observation des trafics.

La commission préconise donc de poursuivre au plus tôt les études et procédures afin de préserver la capacité à insérer au mieux, le moment venu, le projet dans son environnement.

« 3 départements traversés (Ain, Rhône, Isère) »

Ce projet a pour vocation d’accompagner le développement du fret ferroviaire. Pour désaturer le nœud ferroviaire lyonnais - un maillage serré de voies ferrées – cette opération prévoit le report du transport de marchandises sur le CFAL. Cela permettra d’assouplir le trafic ferroviaire, en libérant des créneaux de circulation au profit des trains voyageurs. Grâce à ce nouvel axe, les grandes zones logistiques et économiques situées à l’Est de la métropole lyonnaise disposeront d’une desserte ferroviaire optimale. Les entreprises pourront facilement se raccorder au tracé, tout en bénéficiant d’une alternative performante à la route.

Pour les voyageurs, le CFAL est la garantie de plus de robustesse et de fiabilité. Le trafic sera plus fluide et la gestion des circulations voyageurs gagnera alors en souplesse, notamment en cas d’aléas. En outre, cette nouvelle ligne offrira un accès simplifié à la plateforme multimodale de Lyon-Saint-Exupéry, avec la possibilité d’utiliser les différents moyens de transports urbains.

D’un point de vue local, le CFAL est une opportunité pour le développement économique. Le chantier génèrera en effet d’importants besoins de main d’œuvre directs (main d’œuvre et fournitures) et indirects (restauration et logement des équipes). Les territoires desservis bénéficieront de l’effet d’entraînement économique induit, une fois le CFAL mis en service (entreprises raccordées, commerces, tourisme). Qui plus est, cette opération favorisera aussi le développement des échanges commerciaux régionaux avec l’ensemble de l’Europe.

Respect de l’environnement : une démarche multiple

Pour respecter au maximum le cadre de vie des riverains, le profil du tracé sera abaissé au maximum, afin de rester sous le niveau de l’A432. Cette dernière forme un premier rempart pour les habitations riveraines. Merlons paysagers et murs anti-bruit seront utilisés, et les maisons proches du projet bénéficieront de protections. Quant aux vibrations, différentes études ont révélé l’effet non vibratoire du projet.

Le paysage sera lui aussi préservé : SNCF Réseau a en effet cherché à restreindre les emprises foncières et à minimiser l’impact sur le bâti existant. Des mesures d’aménagement sont également prévues pour en amoindrir l’impact sur les espaces agricoles (restructurations parcellaires). Le projet prévoit d’intégrer le CFAL dans le paysage en adaptant la morphologie des terrains, en végétalisant les abords de la ligne ou en insérant au mieux les ouvrages.

La protection de l’environnement est une des priorités de l’opération. Pour préserver les nombreuses espèces répertoriées sur les 3 départements, différentes mesures seront déployées : création de passages grande et petite faune et d’habitats adaptés aux espèces déplacées. Pour la flore, des défrichements sont prévus sur certaines zones hors période de reproduction. Enfin, pour protéger la ressource aquatique, SNCF Réseau apportera des réponses concrètes : imperméabilisation de la plateforme ferroviaire, collecte étanche et traitement des eaux pluviales avant rejet, rétablissement des eaux du bassin versant intercepté et mise en place d’un troisième rail anti-déversement.

Concertation : une démarche participative

SNCF Réseau a mis en œuvre un dispositif de pilotage continu, au plus près des territoires, des attentes des élus, des acteurs associatifs et des riverains du projet. Le projet CFAL conjugue ainsi plusieurs phases d’études et de concertation à travers des débats, des enquêtes publiques et des expositions. Les thématiques sont le bruit, les ressources en eau et l’intégration paysagère.

Partenaires du chantier

  • Au total, le montant nécessaire pour réaliser ce projet s’élève à 2,9 Md€.
  • Les études du projet sont financées par l’Union européenne, l’Etat, L’ AFIFT et SNCF Réseau.