Publié le 25/03/2015 - Mis à jour le 21/06/2017
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Liaison transfrontalière CEVA

Dans un contexte routier surchargé, la liaison transfrontalière CEVA facilitera les échanges ferroviaires entre la Suisse et la France. Les aménagements prévus sur ce nouveau tracé de 16 km permettront en effet au trafic ferroviaire de se développer, tout en connectant les territoires à l’échelle régionale et européenne. Sa mise en service est prévue à l’horizon 2019.

Calendrier

2011

Démarrage des travaux en Suisse

2012

Enquête d’utilité publique en France

2015

Démarrage des travaux en France

2019

Mise en service conjointe CEVA Suisse et CEVA France

Un enjeu majeur : « gommer » l’effet frontière entre la Suisse et la France

Le projet de liaison transfrontalière CEVA (Cornavin–Eaux-Vives–Annemasse) est le trait d’union qui reliera Genève-Cornavin à la gare d’Annemasse en 2017. Ce nouveau tracé de 16 km sera réalisé majoritairement en souterrains. Cette opération implique la réalisation de nouveaux aménagements indispensables des deux côtés de la frontière :

  • En Suisse : les travaux portent sur une section de 14 km, avec la création d’une double voie électrifiée. 5 nouvelles gares, dont 4 souterraines (Lancy–Pont-Rouge, Carouge–Bachet, Champel–Hôpital, Genève–Eaux-Vives et Chêne-Bourg) jalonnent le tracé.
  • En France : les aménagements prévus en gare d’Annemasse portent sur la réorganisation des voies et la construction de nouveaux quais. Ils concernent aussi la création d’un pôle multimodal pour faciliter les échanges entre les différents modes de transports. Ce pôle disposera en plus d’un passage souterrain accessible aux piétons et aux cyclistes. Le chantier prévoit aussi la modernisation des lignes Annemasse / La Roche-sur-Foron et Annemasse / Evian (automatisation des systèmes d’aiguillages et de signalisations télécommandés depuis le poste de commande centralisée d’Annemasse).
  • Enfin, pour que les trains puissent circuler sans interruption sur les voies suisses et françaises, les signalisations et les réseaux électriques seront mis en compatibilité des 2 côtés de la frontière.

Les objectifs de ce projet sont multiples. En premier lieu, la liaison CEVA facilitera le trafic transfrontalier tout en désengorgeant le trafic routier. Cela permettra d’assurer une desserte continue d’un bout à l’autre des lignes concernées. Pour l’ensemble des voyageurs, cela signifie une offre ferroviaire plus riche au niveau local, interrégional et à l’échelle européenne (interconnexion des lignes avec les réseaux nationaux et internationaux : Paris, Berne et Genève-Aéroport).

De chaque côté de la frontière, les passagers gagneront du temps grâce à une optimisation des correspondances et une augmentation des allers-retours et des fréquences de trains. Ils bénéficieront également de connexions facilitées avec les autres moyens de transport public. En termes d’économie, la liaison CEVA permettra l’amélioration des conditions d’accès aux bassins d’emplois, de services et aux zones touristiques.

Vidéo(s)

Accéder à la vidéo "La liaison transfrontalière CEVA" (nouvelle fenêtre)

La liaison transfrontalière CEVA : le trait d’union entre la Haute-Savoie et Genève

Respect de l’environnement : minimiser l’impact paysager et sonore

SNCF Réseau veille particulièrement aux transformations environnementales qu’implique un tel projet, notamment en ce qui concerne le cadre de vie des riverains. Ainsi, pour minimiser l’impact visuel et sonore, la ligne reliant la Suisse à la gare d’Annemasse sera partiellement enterrée. Au dessus, une voie verte – dite passerelle du Foron – offrira un espace de promenade réservé aux traversées en mode doux (cycles, piétons, etc.)

Concertation : un projet en phase avec le terrain

Une phase de concertation préalable - entre l’État, la Préfecture de Haute-Savoie, les élus des communes concernées, et RFF (SNCF Réseau depuis 2015) - a été menée en décembre 2009 jusqu’en janvier 2010, afin de choisir les domaines d’études à approfondir.

En 2012, une enquête publique a été menée sur les communes d’Ambilly, Annemasse, Evian-les-Bains, Gaillard et Ville-la-Grand. Durant cette période, des études techniques, socio-économiques et environnementales ont été présentées au public afin de mesurer l’opportunité du projet, les travaux et leurs impacts.

Au terme de cette enquête, le projet CEVA a été déclaré d’utilité publique.

Partenaires du chantier

  • Au total, le montant nécessaire pour réaliser ce projet s’élève à 234 M€. L’opération réunit l’État français, la Région Rhône-Alpes, le Conseil Général de la Haute-Savoie, Annemasse Agglo, le Syndicat intercommunal d’aménagement du Chablais et SNCF Réseau.
  • En Suisse, le coût du projet s’élève à 1,567 milliards de Francs suisses. Les cofinanceurs sont la Confédération suisse et le Canton de Genève.

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