Publié le 14/08/2016 - Mis à jour le 29/06/2017
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Contournement Nîmes-Montpellier : un chantier ferroviaire ambitieux pour mieux se déplacer et proposer une alternative à la route

Le grand projet ferroviaire de contournement Nîmes-Montpellier permettra d’améliorer les déplacements quotidiens. Cette nouvelle ligne à grande vitesse (LGV) raccourcira aussi certains trajets nationaux et européens. Enfin, elle encouragera l’essor du transport ferroviaire de fret. Ce chantier est développé depuis les années 2000 dans le respect du patrimoine local, en concertation avec les acteurs du territoire. La mise en service de la ligne est prévue pour 2017.
TGV en circulation

Calendrier

2005

Déclaration d’utilité publique

2008

Appel à candidatures dans le cadre d'un contrat de partenariat public-privé

2012

Signature du contrat de partenariat public-privé avec OC’VIA et travaux préparatoires

2013

Études et procédures administratives ; travaux de génie civil (terrassements, viaducs, etc.)

2015

Travaux d’équipement ferroviaire (voies, caténaires, signalisation, etc.)

2017

Mise en service

Trois enjeux : faire circuler plus de TER, réduire les temps de trajet, développer le transport de fret

Le projet de contournement Nîmes-Montpellier consiste à créer une ligne de 80 km (dont 60 à grande vitesse) entre Manduel (est de Nîmes) et Lattes (ouest de Montpellier). Il s’agira de la première ligne à grande vitesse (LGV) « mixte » (dédiée à la fois au transport de voyageurs et de fret). Pour la raccorder au réseau classique, un tronçon de 20 km sera aussi construit. De plus, deux nouvelles gares verront le jour, à Montpellier et à Nîmes.

Les bénéfices attendus du contournement Nîmes-Montpellier

Ce chantier vise à offrir des dessertes régionales plus régulières, soit 30 % de TER supplémentaires. L’objectif est aussi de diminuer les temps de parcours sur les liaisons nationales et internationales utilisant la nouvelle LGV. Enfin, le contournement Nîmes-Montpellier permettra le développement du transport de fret vers l’Espagne, l’Italie et l’Europe du Nord, comme alternative à la route.
Visitez le site dédié au contournement Nîmes-Montpellier

Chiffres clés

Le contournement Nîmes-Montpellier en bref :

  • 30 000 emplois liés au chantier (dont 7 % en faveur de l’insertion professionnelle) ;
  • à terme, des trains circulant à une vitesse maximale de 120 km/h (marchandises) à 300 km/h (voyageurs) ;
  • trajet Montpellier-Paris en moins de 3 heures.

 

Respect de l’environnement : des actions multiples pour protéger le patrimoine local

Vue d’ensemble d’un plan d’eau au milieu de collines verdoyantes
La protection des cours d’eau à proximité des lignes fait partie des priorités de SNCF Réseau.

À partir des années 2000, RFF (SNCF Réseau depuis 2015) a conduit des études environnementales autour du projet de contournement Nîmes-Montpellier. Ces analyses ont porté sur des thèmes variés : bruit, eau, agriculture, paysages, faune, flore, préservation du patrimoine, rétablissement des réseaux de circulation (routes, chemins, sentiers). Par ailleurs, des mesures de protection ont été prises, dont la recréation de l’habitat d’un oiseau menacé en Europe.

Une concertation pour imaginer la deuxième gare de Montpellier

Pour concevoir la nouvelle gare Montpellier Sud de France, RFF (SNCF Réseau depuis 2015) a mis en place une concertation en 2013. Toutes les parties prenantes du projet se sont impliquées dans cette démarche (acteurs socio-économiques et institutionnels, associations d’usagers, citoyens). Leurs avis ont été recueillis grâce à divers outils : atelier citoyen, enquêtes auprès des usagers, concours de dessin pour les 6-15 ans, questionnaires (650 réponses).

Partenaires du projet

Le chantier du contournement Nîmes-Montpellier est mené et soutenu par divers partenaires : SNCF Réseau (RFF avant 2015), l’État, l’Union européenne, la région Languedoc-Roussillon, le département du Gard et les agglomérations de Nîmes et Montpellier. Ce projet est aussi cofinancé par la Caisse des Dépôts et la Banque européenne d’investissement. Son coût total est estimé à 2,28 Mlds€, dont 1,5 Mld investis au titre d’un contrat de partenariat public-privé. Celui-ci a été signé pour 25 ans entre RFF et la société OC’VIA, chargée de financer, concevoir, construire et entretenir la ligne.

Découvrir le site d’OC’VIA